Algérie : neuf condamnations à mort dans une affaire de trafic de drogue

Le tribunal criminel près la Cour d’Alger a prononcé neuf condamnations à mort dans une importante affaire de trafic de stupéfiants et de psychotropes. Il s’agit des premières condamnations de ce type rendues dans le cadre de la loi 25-03 du 1er juillet 2025, qui a durci la répression du trafic de drogue en Algérie.
Trois accusés présents, six condamnés par contumace
Selon les informations communiquées par la Cour d’Alger, trois accusés étaient présents à l’audience et six autres ont été condamnés par contumace.
L’affaire porte sur la saisie de 113 kg de cocaïne ainsi que de plus de 225 000 comprimés de prégabaline. Les faits remontent à 2025.
Une affaire liée au crime organisé
Les prévenus sont poursuivis notamment pour importation, transport, expédition, stockage et détention de drogues dures et de substances psychotropes destinées à la vente dans le cadre d’un groupe criminel organisé.
D’autres chefs d’accusation sont également mentionnés, parmi lesquels la contrebande, l’usurpation d’identité, l’immigration clandestine, le séjour irrégulier et le blanchiment d’argent.
La peine capitale reste prononcée, mais non exécutée depuis 1993
La décision marque un durcissement judiciaire dans les affaires de trafic de drogue. Il faut toutefois distinguer le prononcé d’une condamnation à mort de son exécution : l’Algérie observe un moratoire de fait et n’a procédé à aucune exécution depuis 1993.
Les juridictions algériennes continuent néanmoins à prononcer la peine capitale dans certaines affaires particulièrement graves.
Un contexte de saisies massives
Ces derniers mois, les autorités ont multiplié les annonces de saisies de psychotropes et de drogues dures. DailyDZ rapportait récemment le démantèlement d’un réseau avec près de 2 millions de capsules de prégabaline saisies à Alger.
Sources : Cour d’Alger ; Algérie Presse Service ; TV5MONDE.
