Viandes importées : enquête sur les prix et future réglementation des intermédiaires

Le gouvernement algérien va enquêter sur la formation des prix des viandes importées. Lors du Conseil des ministres du 18 octobre, le président Abdelmadjid Tebboune a chargé le Premier ministre d’examiner le rôle de certains importateurs dans les situations de monopole et dans la hausse des prix.
Pourquoi les viandes importées restent-elles parfois aussi chères ?
L’État a ouvert davantage l’importation et accordé des avantages fiscaux et douaniers afin de faire baisser les prix. Malgré ces mesures, des viandes importées sont encore vendues à des niveaux proches de ceux de la viande locale.
Le Conseil des ministres demande donc une enquête sur les pratiques de certains importateurs ainsi que sur les conditions de commercialisation chez les bouchers.
Les écarts entre wilayas seront également examinés
L’enquête doit aussi porter sur les écarts de prix entre wilayas, voire entre différents quartiers d’une même ville.
L’objectif est d’identifier les étapes de la chaîne commerciale où se forment les hausses injustifiées.
Un texte annoncé pour encadrer les intermédiaires
Le chef de l’État a en outre demandé l’élaboration d’un texte visant à réglementer strictement l’activité des intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs.
La mesure s’inscrit dans le mécanisme de suivi quotidien des prix et de la disponibilité des produits de consommation de base.
Le pouvoir d’achat reste au centre des arbitrages
Cette décision intervient alors que la politique budgétaire 2027 conserve un important volet social. DailyDZ a détaillé les 2 414 milliards de dinars de transferts sociaux prévus dans le PLF 2027.
Elle s’inscrit aussi dans un contexte économique où le PIB algérien a atteint 37 792,6 milliards de dinars en 2025.
Sources : Conseil des ministres du 18 octobre 2026 ; Algérie Presse Service ; TSA Algérie.
