Médicaments essentiels : l’Algérie adopte sa première liste nationale

L’Algérie vient d’adopter sa première liste nationale des médicaments essentiels. Annoncée le 20 octobre par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, elle doit devenir un document de référence pour définir les priorités nationales en matière d’accès aux traitements.
Une référence pour sécuriser la disponibilité des médicaments
La nouvelle liste doit servir à identifier les médicaments considérés comme prioritaires pour la population et à mieux orienter les politiques de disponibilité, d’approvisionnement et de production.
Elle doit également permettre de renforcer les capacités nationales de fabrication dans les catégories jugées les plus sensibles.
Orienter davantage la production locale
Le ministère présente cette adoption comme l’aboutissement des travaux d’un comité d’experts spécialisé. L’objectif est de mieux faire correspondre la production pharmaceutique nationale aux besoins réels du système de santé.
Cette politique rejoint les projets récents de transfert technologique. DailyDZ a notamment consacré un article à l’accord entre Pharma Invest et le chinois Yangtze River Pharmaceutical.
52 millions de dollars d’exportations pharmaceutiques en 2025
Le ministre a également indiqué que les exportations algériennes de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux ont atteint environ 52 millions de dollars en 2025.
Ces exportations ont concerné 33 pays, dont 18 pays africains, signe d’une présence croissante de l’industrie pharmaceutique algérienne à l’international.
Disponibilité intérieure et exportations : le double enjeu
Le défi consiste désormais à développer les exportations sans fragiliser la disponibilité des médicaments sur le marché national. La nouvelle liste doit justement servir de repère dans l’arbitrage entre besoins intérieurs, production locale et stratégie d’exportation.
Sources : ministère de l’Industrie pharmaceutique ; Algérie Presse Service ; données présentées le 20 octobre 2026.
