Pétrole : l’Algérie a expédié 3,4 millions de barils vers huit marchés inhabituels

Entre janvier et septembre 2026, l’Algérie a exporté environ 3,4 millions de barils de produits pétroliers lors de neuf cargaisons inhabituelles vers huit pays. Les chiffres, publiés le 28 octobre par le média spécialisé Attaqa, montrent la réapparition de débouchés rarement approvisionnés ces dernières années. Mais les exportations totales de produits pétroliers algériens ont, elles, reculé sur la période.
Oman et l’Indonésie en tête des cargaisons ponctuelles
Selon les données de l’Unité de recherche sur l’énergie présentées par Attaqa, Oman a reçu environ 1,4 million de barils en septembre 2026. Cette livraison intervient après une reprise ponctuelle des ventes vers ce pays en décembre 2025, qui avait mis fin à une longue interruption.
L’Indonésie arrive ensuite avec 960 000 barils répartis sur deux cargaisons : 199 000 barils en avril et 761 000 en août. Ces expéditions marquent un retour sur ce marché après plusieurs années d’interruption.
États-Unis, Bulgarie, Libye, Taïwan : huit destinations au total
Les six autres destinations citées sont les États-Unis (plus de 313 000 barils en août), la Bulgarie (plus de 256 000 barils en mai), la Libye (251 000 barils d’essence en avril), Taïwan (124 000 barils en septembre), l’Égypte (plus de 44 000 barils en juin) et la Guinée (plus de 24 000 barils en juillet).
Ces quantités concernent des livraisons exceptionnelles vers certains marchés, et non l’ensemble des ventes algériennes de produits pétroliers à l’étranger. Il serait donc trompeur de présenter les 3,4 millions de barils comme le volume total exporté par le pays pendant neuf mois.
Davantage de pays, mais moins de volumes exportés au total
Sur les neuf premiers mois de 2026, la moyenne globale des exportations de produits pétroliers algériens a atteint environ 298 000 barils par jour, contre 310 000 barils par jour sur la même période en 2025. Cela représente un recul proche de 4 %, malgré la diversification des destinations desservies.
Les marchés réguliers restent majeurs. La Corée du Sud demeure le premier acheteur avec environ 61 000 barils par jour, devant les États-Unis et le Japon. En Europe, la Belgique et la France figurent aussi parmi les partenaires importants.
Un signal commercial plutôt qu’une nouvelle tendance garantie
Ces cargaisons témoignent de la capacité des exportateurs algériens à réagir à des besoins ponctuels, notamment dans un environnement international marqué par des perturbations des routes maritimes. Pour autant, un chargement isolé ne prouve pas l’ouverture durable d’un marché : il faudra observer la répétition des commandes et les volumes dans les prochains mois.
DailyDZ suit également la demande française de pétrole et de GNL algériens et les nouveaux projets pétrochimiques de Sonatrach à Arzew et Skikda.
Sources : Attaqa, 28 octobre 2026 ; El Khabar, 29 octobre 2026 ; Algérie360, 28 octobre 2026.
