1er Novembre 1954 : RFI retrace la naissance du FLN et son héritage

À quelques jours de la commémoration du 1er Novembre 1954, RFI consacre un épisode de son podcast « Afrique, mémoires d’un continent » à la naissance et à l’héritage du Front de libération nationale (FLN). Diffusée le 25 octobre 2026, l’émission invite à revenir sur un mouvement qui a joué un rôle central dans la guerre d’indépendance et dans la construction politique de l’Algérie après 1962.
1954 : la naissance d’un mouvement indépendantiste
Le FLN apparaît à l’automne 1954, à l’issue d’une période de profondes divisions et de recompositions du nationalisme algérien. Son apparition ne peut être dissociée des luttes politiques qui l’ont précédée : les courants de Messali Hadj, les militants de l’indépendance et les positions défendues par des personnalités comme Ferhat Abbas ont contribué à façonner ce contexte.
Autour de l’organisation de l’insurrection se distinguent six figures historiques : Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Mohamed Boudiaf, Rabah Bitat, Larbi Ben M’Hidi et Krim Belkacem. Dans la mémoire nationale, leur action est associée au déclenchement de la lutte armée du 1er novembre 1954.
Cette date ouvre la guerre d’indépendance algérienne, qui se prolongera jusqu’en 1962. Le FLN ambitionne alors de porter la revendication d’indépendance à la fois sur le terrain militaire et sur les scènes politique et diplomatique.
De l’insurrection à l’organisation d’un mouvement national
Au fil du conflit, le FLN et l’Armée de libération nationale (ALN) structurent leurs réseaux et leur implantation. Le congrès de la Soummam, en août 1956, occupe une place majeure dans cette histoire : il précise une organisation politique et militaire et marque une étape décisive, tout en faisant apparaître des débats internes.
Sur le plan international, le mouvement cherche à faire reconnaître la cause algérienne. La mise en place du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) en 1958 renforce sa représentation extérieure. La guerre se déroule aussi dans un contexte de violences de masse, de répression, d’attentats, de déplacements de populations et de profondes fractures au sein des sociétés algérienne et française.
1962 : l’indépendance, puis la transformation du FLN
Les accords d’Évian sont signés le 18 mars 1962, avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 19 mars. L’indépendance algérienne est proclamée le 5 juillet 1962. Le FLN passe alors du rôle de mouvement de libération à celui de force centrale du nouvel État.
Cette transition n’efface ni les rivalités entre responsables de l’indépendance ni la diversité des courants nationalistes. Le FLN devient le parti dominant, puis le parti unique, avant les transformations du paysage politique algérien à la fin des années 1980. L’histoire du FLN pendant la guerre et celle du parti après l’indépendance sont liées, mais elles ne se confondent pas.
Pourquoi cette histoire demeure-t-elle si présente ?
Plus de sept décennies après le déclenchement de la lutte armée, le 1er Novembre reste un repère dans la mémoire collective algérienne. Il concentre des questions d’indépendance, de transmission et de reconnaissance historique, mais aussi des débats sur les acteurs du nationalisme et sur les récits de la guerre.
La série de RFI propose d’explorer ce parcours à travers le prisme de la mémoire et des archives. L’épisode, intitulé « FLN : l’emblème de la libération de l’Algérie », dure environ 38 minutes et peut être écouté directement sur le site de la radio.
Écouter le podcast de RFI sur la naissance et l’héritage du FLN.
À lire aussi sur DailyDZ : une histoire de solidarité populaire à Batna et un récit sur la mémoire vivante d’Oran, deux regards contemporains sur la société algérienne.
Sources et ressources : RFI, « Afrique, mémoires d’un continent », 25 octobre 2026 ; RFI, chronologie de la guerre d’Algérie (1954-1962). Cet article est une synthèse historique originale et non une transcription de l’émission.
