Baladna à Adrar : 240 000 vaches et 1,7 milliard de litres de lait visés

Le projet Baladna Algérie prend forme à Adrar et affiche des objectifs hors norme. Cet investissement algéro-qatari doit combiner élevage bovin, production de fourrages et de maïs, transformation industrielle, lait en poudre et viande rouge.
240 000 vaches à terme
Selon les données communiquées autour du projet, Baladna Algérie prévoit un cheptel pouvant atteindre 240 000 vaches.
Le modèle repose sur une chaîne intégrée allant de la production agricole jusqu’à la transformation, avec pour objectif de réduire la dépendance du pays aux importations de produits laitiers.
1,7 milliard de litres de lait visés
Le projet vise à terme environ 1,7 milliard de litres de lait par an. La production de lait cru doit commencer à la fin de l’année 2027, avant une montée en puissance de la production de lait en poudre à partir de 2028.
Lors d’une visite du site le 19 octobre, le ministre de l’Agriculture a présenté Baladna comme un projet stratégique pour la souveraineté alimentaire et le développement agricole du Sud.
Un investissement de 3,5 milliards de dollars
L’investissement annoncé atteint environ 3,5 milliards de dollars. Le projet couvre plusieurs volets : forage de puits, cultures fourragères, maïsiculture, élevage, quarantaine sanitaire et construction de l’usine de lait en poudre.
Selon les données relayées cette semaine, l’avancement global du projet atteindrait environ 80 %.
Réduire fortement les importations de poudre de lait
L’un des principaux enjeux est la réduction de la facture d’importation des produits laitiers. Les promoteurs du projet estiment que son plein fonctionnement pourrait permettre d’économiser jusqu’à 1,5 milliard de dollars d’importations.
Cette stratégie rejoint la volonté de renforcer les filières productives locales alors que les exportations hors hydrocarbures approchent 4 milliards de dollars sur les huit premiers mois de 2026.
Faire du Sahara un pôle agricole
Au-delà du lait, le gouvernement veut faire du Sud un pôle d’investissement agricole. Cette logique complète les efforts engagés dans les exportations agricoles, avec notamment les accords signés récemment à Madrid autour des produits agricoles algériens.
Sources : Algérie Presse Service, visite ministérielle du 19 octobre 2026 ; TSA Algérie, données publiées le 21 octobre 2026.
