Industrie : l’Algérie veut mesurer le vrai taux d’intégration des voitures et smartphones

L’Algérie veut mieux distinguer la fabrication locale du simple assemblage. Le gouvernement a examiné, le 21 octobre, un nouveau mécanisme destiné à calculer et évaluer le taux d’intégration réel dans l’industrie des véhicules légers et lourds ainsi que dans celle des téléphones mobiles.
Mesurer ce qui est réellement produit en Algérie
Le dispositif doit permettre d’identifier plus précisément la composante matérielle fabriquée localement ainsi que les opérations industrielles réellement réalisées en Algérie.
L’objectif est d’éviter qu’un taux d’intégration soit gonflé par de simples opérations de montage de composants majoritairement importés.
Dépasser le simple assemblage
Le gouvernement affirme vouloir installer une véritable base industrielle nationale, avec davantage de transfert technologique, de compétences locales et de sous-traitance.
Cette orientation rejoint la pression exercée récemment sur les constructeurs pour augmenter leur intégration locale. DailyDZ a notamment rapporté que Stellantis Algérie est appelé à augmenter sa production et à intégrer davantage de fournisseurs algériens.
Automobile et téléphonie dans le même mécanisme
Le fait d’inclure à la fois les véhicules et les téléphones mobiles montre que le gouvernement veut appliquer une logique commune aux secteurs où l’assemblage local joue un rôle important.
Dans l’automobile, l’enjeu est d’autant plus important que 190 045 véhicules ont été exportés de Chine vers l’Algérie au cours des huit premiers mois de 2026.
Réduire la facture des importations
Le nouvel outil d’évaluation doit également aider l’État à suivre plus finement la substitution aux importations. Le gouvernement veut que l’augmentation des taux d’intégration se traduise par davantage de valeur ajoutée produite localement.
Cette stratégie s’inscrit dans la politique plus large de développement industriel et de transfert technologique menée dans plusieurs secteurs.
Source : Services du Premier ministre, communiqué de la réunion du Gouvernement du 21 octobre 2026, relayé par l’Algérie Presse Service.
