Oran : 16 personnes interpellées dans une vaste escroquerie via BaridiMob
Les services de la Gendarmerie nationale d’Oran ont démantelé un réseau de 16 personnes soupçonnées d’avoir escroqué des citoyens à travers Internet et l’application BaridiMob. L’enquête porte notamment sur de fausses pages imitant des agences de vente de voitures et de motos.
Selon les informations publiées par plusieurs médias algériens, les mis en cause auraient utilisé de faux profils et de fausses pages commerciales pour entrer en contact avec leurs victimes et les convaincre d’effectuer des opérations financières.
De fausses agences de vente de voitures et de motos
Le mode opératoire reposait notamment sur la création de pages électroniques se présentant comme des agences agréées pour la vente de véhicules et de motos. Les enquêteurs évoquent également l’usurpation de la qualité d’employés d’Algérie Poste.
Les suspects auraient ensuite utilisé frauduleusement des données liées aux comptes de leurs victimes afin d’effectuer des opérations via BaridiMob.
Près de 590 000 DA et des téléphones saisis
L’opération a conduit à l’interpellation de 16 personnes. Les différentes sources font état d’une somme saisie comprise entre 582 000 et 588 000 dinars. DailyDZ retient donc le montant arrondi de près de 590 000 DA, ainsi que la saisie de plusieurs téléphones portables utilisés dans le cadre présumé de l’escroquerie.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles autres victimes et de déterminer précisément le rôle de chaque personne mise en cause.
BaridiMob : les informations à ne jamais communiquer
Algérie Poste rappelle régulièrement qu’aucun client ne doit communiquer son numéro de carte Edahabia, sa date d’expiration, son code CVV ou les codes de validation reçus par SMS. Ces informations peuvent permettre à un fraudeur de prendre le contrôle d’une opération ou de détourner de l’argent.
En cas de doute, il est recommandé de passer uniquement par les applications et sites officiels, et de ne jamais valider une opération demandée par un interlocuteur rencontré sur un réseau social ou une page commerciale inconnue.
Les personnes mises en cause restent présumées innocentes tant qu’elles n’ont pas été définitivement condamnées par une juridiction.
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Sources : Horizons ; dépêche APS reprise par El Djoumhouria ; Ennahar.
